
Without the mask, where will you hide ? Join the masquerade... |
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Eden Pretty Admin •| Little Fallen Queen, Fleeting Devil

Nombre de messages: 28 Age: 19 •| Âge du personnage: { Aussi vieux que le monde... •| Music from Hell: { Vertue to Vice - Deathstars •| Pouvoir ou Dons: { La maîtrise de la glace, de la neige et de la grêle Date d'inscription: 20/02/2008
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 | Sujet: Context |• Mer 13 Aoû - 8:31 | |
| Dimanche 13 juillet : Elda K. Winter, 20h45 - appartement d'Elda K. Winter & Ariele M. Jones « Nous continuons donc ce bulletin d’information avec la météo. Alors Amanda, quel temps est-il prévu pour L.A ?
- Eh bien Dean, on peut dire sans surprise qu’il restera exécrable toute la semaine. De nouvelles tempêtes de neige sont annoncées pour mercredi et jeudi, accompagnées par de la grêle. N’oubliez pas votre écharpe ! Et pour les automobilistes, gare au verglas qui ne manquera pas de geler les routes dans la nuit de mardi.
- C’est quand même incroyable, un climat pareil en plein mois de juillet !
- Tout à fait. Et cela ne va pas aller en s’améliorant.
- Je vous remercie Amanda. Passons maintenant aux résultats sportifs. Au base-ball, victoire des Cincinnati Reds contre... »
Clic.
Dernière édition par Eden le Mer 20 Aoû - 0:59, édité 8 fois |
|  | | Eden Pretty Admin •| Little Fallen Queen, Fleeting Devil

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 | Sujet: Re: Context |• Mer 13 Aoû - 8:31 | |
| Dimanche 13 juillet : Arthur Berry, 23h50 - quartier de Los Angeles La nuit est brûlante comme l’Enfer. Un Enfer glacé qui torture tout mon être, dans lequel chaque flocon de neige brûle ma peau comme un poignard gelé. La ville des anges s’éveille dans un râle d’agonie sous le souffle glacé de cet été qui n’en est pas un. Des flocons blancs s’écrasent et fondent sur mon manteau de laine, ce même manteau que les plus facétieux disent à mon image : vieux et rapiécé. Mais ce n’est jamais sans un sourire coquin que ces sombres farfadets du soir plaisantent mon allure débraillée. Les cristaux s’écrasent et fondent sur mon visage et sur mes mains creusées par le temps comme autant de larmes de feu. C’est presque machinalement que je serre autour de moi mes maigres vêtements. La mince barbe qui s’étend sur mes joues, fruit d’une longue absence d’un quelconque rasage, ne m’offre qu’une chétive protection, et la glace n’a de cesse de chatouiller ma faible enveloppe à travers ma moustache naissante. J’ai tellement froid.
Mes souliers s’enfoncent avec un bruit mat dans un doux matelas blanc. D’épaisses couches de neige en plein mois de juillet, qui l’eût cru ? La catastrophe climatique qui s’abat sur la cité sévit depuis maintenant plusieurs semaines. En plein été caniculaire, des tempêtes de neige ont secoué les fenêtres, violenté les façades et lentement gelé sur place des dizaines et des dizaines de mes semblables. Je n’ai survécu que grâce à l’asile généreux de certains de mes amis les plus accueillants, et le temps exécrable qu’il fait aujourd’hui n’invite pas à mettre un pied dehors. Tous les experts, tous les scientifiques qu’abrite la cité des anges sont interviewés dans le moindre journal télévisé : je les ai vus derrière la fenêtre d’un magasin. Tous tentent en vain de trouver une explication logique à l’inexplicable, se bornant à des constats improbables et pourtant bien présents : un champ électromagnétique extrêmement perturbé, et des données météorologiques faussées par l’implacable couche orageuse qui, au mieux, plombe le ciel.
Cette catastrophe climatique a provoqué avec elle une vague de mysticisme dans la ville. Parmi mes relations, certains parlent d’une activité relancée, d’une croissance économique augmentée par l’arrivée d’étranges inconnus dans les bas-fonds de la ville ou à la tête de nos administrations. On murmure que les anges se seraient réincarnés. Pourtant, quiconque croisera mon chemin trouvera suspendu à mes lèvres mon éternel sourire facétieux, et dans mes yeux gris mon indécrottable allure complice et bonhomme, cette lueur bienveillante qui met en confiance jusqu’aux plus noirs rebuts de la société. Car je suis comme eux : un paria, modeste enfant de la nuit sans avenir. Pour la plupart des gens, rien de plus qu’un insignifiant clochard promenant sa vieille carcasse et son accordéon dans les ténèbres du soir glacé. Ils demeurent rares ceux qui savent, qui connaissent le passé qui se cache derrière ce nom : Arthur Berry... ce nom qui fut applaudi autrefois.
Mais je ne regrette rien. Je ne suis qu’un artiste misérable errant dans les ruelles de la cité des anges, un SDF sans grande influence possédant le petit honneur d’avoir la confidence des seigneurs de la nuit. Les maîtres occultes d’L.A, les enfants de la nuit dont la sanglante musique berce les humeurs et les songes des hommes inconscients, misérables hordes de bienheureux. Elle est innombrable ici, la progéniture de Caïn à laquelle il a donné son nom : les caïnites. Les buveurs de sang peuplent la ville, se nourrissant de ses mouvances et de ses égarements. De sa population naïve qui nie leur existence autant qu’elle le peut. Quelque part loin au-dessus de moi, l’écho d’un rire aérien et léger me parvient. Je lève la tête, vers la lune pleine et le sommet acéré de la vieille cathédrale. Ce monument aujourd’hui abandonné a vu l’avènement des vampires et l’apogée de leur règne sur la ville. Aujourd’hui, plus personne n’y habite, outre un duo de buveurs de sang que je connais bien. Les notes d’un air familier résonnent dans le silence, attirant mon regard vers la corniche de pierre de l’antique église. Là un petit lutin blanc se promène de toit en toit, jouant du violon sur le crâne d’une gargouille de pierre mécontente. Candice est de sortie ce soir : sa robe a la couleur de la Lune amoureuse dont elle est la princesse, ses cheveux roux sont ceux d’une fée. Ses petites couettes rouges semblent des cornes diaboliques. Oh, chantes encore, adorable diablesse à la voix d’ange.
Non loin de là dans le parc, le grincement d’une balançoire et des éclats de rire étouffés m’indiquent la présence d’au moins deux personnes. La sensation de froid familier me révèle qu’il s’agit ici encore de vampires. Il pleut, je peux sentir les gouttes humides s’écraser sur mon visage. Le vent glacé a recouvert de givre les cordes autour desquelles Elisabeth et Carmilla, assises sur des balançoires, ont passé leurs doigts fins et blancs. Anciennes et belles à se damner, toutes deux font partie de ce que des humains ignorants nommeraient les « VIP vampiriques ». Qui ne connaît pas la légende des Karnstein et des Báthory ? Figures d’autorité, elles sont très écoutées parmi les vampires et incarnent dans leurs deux sublimes et plantureuses personnes tout le pouvoir, la beauté, le succès et la richesse de leur espèce et de leur rang, ceux de l’aristocratie, des Seigneurs de la nuit. Leurs cheveux raides et humides de pluie, somptueuses cascades d’ébène coulant sur leurs épaules, accentuent mortellement leur beauté. Sublimes et fatales, il est dangereux pour le simple mortel – même pour moi – de s’attarder auprès d’elles. Leurs appétits sont parfois aussi troubles et puissants que leurs personnes, mieux vaut pour moi ne pas m’attarder. Je passe mon chemin en soulevant devant elles mon vieux chapeau mou, longtemps suivi par leur rire argentin.
Non loin de moi au bout de la ruelle, le Trapnest dégorge son flot, lent mais régulier de clients assommés. Abrutis par un mélange hétéroclite de boissons plus ou moins nettes, tous sans exception trébuchent et vacillent sur le tapis rouge déroulé sous leurs pieds de VIP, vivante légion de zombies dopés aux mauvaises drogues. À quelques mètres à peine de l’endroit où je me trouve, abrité derrière ma vieille compagne la poubelle, trois adolescentes avancent le pas incertain, secouées du même rire violent et cristallin. Toutes trois n’ont pas la vingtaine, et pourtant leurs porte-monnaies ont l’épaisseur d’une milliardaire quadragénaire. Leur maquillage a coulé sur leurs jolis traits juvéniles, enrobés d’une couche de sueur : l’alcool, la danse, la chaleur et les stupéfiants, tout ce cocktail Molotov et ces outils de destruction lente ont fait pâlir leurs beaux visages. Leurs chevelures blondes autrefois illuminées de soleil collent, trempées de sueur, à leurs fronts et à leurs nuques par paquets. Leur maquillage de luxe et leurs vêtements de marque sont leur accréditation, la preuve de leur appartenance à la plus enviée, la plus adulée clientèle du Trapnest : la jeunesse dorée de la cité des anges.
Le Trapnest, cette bouche de l’Enfer où viennent s’étourdir des jeunes sans illusions, à la recherche de sensations fortes. La salvation dans la destruction. Toute cette jeunesse gâtée qui n’a plus rien à espérer. Tous possèdent des parents généreux à très gros moyens, bien placés dans le système. Bienveillants parents, qui donnent tant pour que leurs gosses puissent se foutre en l’air et si peu de ce qui compte vraiment. Le Trapnest, excellente garderie, accueillera leurs enfants à bras ouverts, les aimera dans la chaleur caniculaire de ses souterrains autant que le leur permettront leurs cartes de crédit, avant de les vomir à nouveau dans la froideur de la nuit. Certains s’en retourneront à la solitude abyssale de leurs lits glacés, d’autres étourdis de vapeurs iront finir la nuit mal baisés dans la couche d’un inconnu. Pauvres condamnés dont la vie se fanera au bout d’une cigarette, avec la même vitesse éphémère. Le Trapnest, détestable temple de la vanité humaine où palpitent les plus viles créatures de la ville. La cité des anges... tsss, quel beau mirage. La ville du diable et de ses enfants, maîtres de l’envie et de la corruption qui sévissent partout, telles ces ombres sur la colline surplombant la ville, démoniaques observateurs hiératiques de la chute de leurs rejetons... |
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 | Sujet: Re: Context |• Mer 13 Aoû - 8:32 | |
| Lundi 14 juillet : Ryû, 2h30 du matin - collines de Los Angeles Le claquement sec d’une botte noire sur le sol désséché de Californie. Un épais nuage de poussière fait fuir soudainement les petits animaux palpitant encore dans les environs. Ou est-ce notre aura qui emplit leurs cœurs de terreur ? J’observe cette New Rock familière qui se dresse, incongrue, sur une colline du désert californien enneigé. Autour de nous les monts s’étendent recouverts de verdure gelée. Quel bel écrin que cette plaine verdoyante poudrée de blanc : paysage plus paradisiaque a-t-il jamais abrité en son cœur plus infernale, plus vile création humaine ? Cet immondice dont on nous rebat les oreilles, avec lequel on nous insulte à longueur de journées : la cité des anges... Mais il y a longtemps que les anges n’y ont plus résidence : nous en avons été chassés par le diable et sa progéniture, qui gagnent du terrain sur les cœurs des hommes. Une guerre qui dure depuis plus d’un millénaire.
Un millénaire, si long pour la vie d’un humain et si peu pour nous, les créatures célestes. Nous, les plus anciens dépositaires de la mémoire de Dieu. Je nous observe nous autres, huit silhouettes mystérieuses au plus noir de la nuit. Huit gardiens de la vengeance, ceux qui n’oublient pas : Ambroise, Yume, Freya, Róman, Chandelle, Duke, Markus et moi-même : Ryû. Mes yeux s'attardent sur Chandelle, ma petite soeur de coeur. Je suis inquiet à son sujet : cette mission, cette traque impitoyable, c'est aussi pour elle que je l'ai acceptée, pour toutes ces épreuves qu'elle a enduré dans la misère et le mépris général. J'observe ses omoplates, là où apparaissent nos ailes lorsque nous nous transformons : je ne peux les voir, mais je les devine à travers le tissu marquées de coupures écarlates. Son châtiment pour avoir refusé de se soumettre à de nouveaux imposteurs, pour avoir lutté aux côtés des humains en faveur de nos Aînés. Pour elle, cette guerre n'est qu'une vengeance, une lutte personnelle qu'elle mènera dans le sang jusqu'au bout de son chemin de haine. Je crains que la colère et la démence ne l'égarent, tout comme moi, loin du sentier que nous devons suivre. Je suis préoccupé pour l'avenir : elle est comme ma petite soeur, mais pourrais-je la laisser faire ? Pourrons-nous accomplir pleinement notre mission avec elle à nos côtés ? Tant de haine et de rancoeur...
Qui nous sommes ? Des tueurs à gages : huit anges et démons engagés pour traquer ceux de leur propre espèce, autant de cibles qui furent autrefois nos compagnons et nos frères. Nous sommes les meilleurs, les instruments meurtriers d’une vendetta qui nous dépasse et où il ne faudra gracier personne. Nous sommes en guerre et notre croisade s’apprête à commencer, dans cette cité qui nous appartenait autrefois. Pour ceux qui comme moi sont des tueurs, la règle a été claire : pas de quartiers. Nous connaissons tous la consigne : aucune évasion. Aucune reddition. Aucune pitié. Nous devons tuer tous ces fugitifs un par un - pas par vengeance, pas parce qu’ils le méritent. Pas parce que nous rendrons le monde meilleur. Nous avons besoin de tous ces cadavres pour que, lorsque chaque ange, chaque démon de Pandémonium réfléchira à la position à prendre dans ce conflit, il se rende compte qu’on ne s’attaque pas aux Seigneurs des Cieux...
Parfois je m’interroge sur le bien-fondé de ma participation à ces combats. Pourquoi donc ai-je accepté de prendre part au carnage qui se prépare ? Pourquoi ai-je consenti à éliminer ceux qui me ressemblent ? Leur plus grand crime ? S’être rebellés. Avoir refusé de participer davantage à la grande mascarade que nous subissons depuis la création même du monde. Dieu ne fut jamais notre créateur comme nous l’avions toujours cru, il ne fut que le premier ange sur terre. Certains d’entre nous l’ont découvert et tenté de révéler la vérité : d’autres ont fait semblant et ont plié. D’autres enfin ont préféré l’ignorance à la lumière. Cette ridicule supercherie, notre plus grande tromperie...
Mais Elle l’avait refusée. Eden... La conquérante de mon cœur. Elle, avait compris à quel point nous avions été dupés, tous autant que nous étions. Cette révolte lui valut son exil du Paradis, après quoi elle fut recrutée par Lucifer. Mon cœur et mon âme arrachés tous les deux par sa main, ô cruelle, je t’avais pourtant suppliée de rester, de supporter – pour moi. Quelle aimable plaisanterie en vérité. Jamais tu n’avais pu tolérer ce mensonge, pas plus que cette autorité que notre Aîné prétendait t’imposer, cet haïssable secret qui entourait ta naissance. Tu étais ainsi : fière, rebelle et orgueilleuse. Il ne t’a guère fallu longtemps pour choisir de refuser ma couardise, ma lâcheté, et de rejoindre Pandémonium. Quitte à t’opposer à lui : Rhaziel... ton frère. Quelques-uns t’ont suivi dans la chute, et tu les as sacré démons. Puis votre ambition sans bornes vous a dépassé, et c’est le contrôle des Cieux que vous avez pris. Un complot dont vous m’avez exclu, incertains tous deux de mes choix.
Mais vous avez échoué : vos deux règnes furent renversés par des fanatiques restés cachés, et moi... voici que j’ai maintenant pour mission de te tuer, toi et tous ceux qui comme vous ont préféré l’exil à la reddition. Eden... cette fois, ce sera toi ou moi. Qui pourrait deviner que je viens pour toi, non pour prendre ta vie mais pour te convaincre une dernière fois de me rejoindre pour la préserver ? Tous mes espoirs dans cette dernière croisade, toute cette question fatale : obtenir ta grâce, t’aimer dans les cieux, sauver finalement ta chère vie... ou t’enchaîner enfin en Enfer. Le souffle du vent glacé près de moi agite un voile de cheveux noirs mi-longs, trempés. La propriétaire de cette fameuse paire de New Rocks noires entre dans mon champ de vision. Ambroise. Je ne comprendrai jamais ce qui a pris Lucifer de l’embaucher pour ce travail. Certes, c’est une tueuse des plus efficaces et durant son existence mortelle, elle a été responsable de nombre de carnages. Elle accomplira très bien son travail – peut-être, trop bien ? Mais surtout c’est une vampire, non un démon consacré – bien que Satan n’ait pas manqué de lui remettre certains des « petits cadeaux » comportés par la charge d’un être démoniaque. Cette différence rend sa position fragile face aux soldats les plus ambitieux et vindicatifs. Néanmoins tous connaissent le sort qui les attend en cas d’insubordination.
Le statut de caïnite d’Ambroise la rend impitoyable et silencieuse comme la nuit. J’ignore quelles sont les raisons qui l’ont poussée à accepter le marché proposé par Lucifer : il faut dire qu’elle ne parle pas beaucoup, ce qui au fond me convient parfaitement. Elle et moi devront faire équipe, telle a été la loi imposée par nos deux employeurs – oh, d’aucuns se verraient on ne peut plus satisfaits de se voir assigner pour binôme une aussi désirable créature. Parmi le peu de choses que j’ai appris d’elle, je sais qu’Ambroise autrefois était une princesse, une fille de l’aristocratie, puis une vampire de noble ascendance crainte et respectée. Quoi qu’elle veuille en montrer, elle en conserve des marques dans son allure, sa démarche et son apparence. Même sa façon de parler porte des traces de l’éducation qu’elle a sans nul doute reçue. Pourtant je ne lui fais pas confiance : elle reste une créature du Mal, et ses manières mystérieuses me déplaisent. Elle semble cacher au fond d’elle-même une violence et une sauvagerie latentes, qui ne s’expriment que lorsqu’elle tue. Dans ces instants, je retrouve en elle cette soif de sang et de carnage qui semblaient la hanter durant sa première existence terrienne en tant que caïnite, et qui parallèlement paraissent cohabiter avec une sensibilité exacerbée. Je vois les fantômes de son passé errer dans ses yeux lorsqu’elle me regarde, comme elle le fait à présent.
D’un coup de tête elle me désigne le ciel au-dessus de nos têtes. Les lumières de la ville baignent son visage de reflets multicolores, et je comprends à son expression tendue que quelque chose ne va pas. La nuit est noire et n’importe quel humain banal n’y verrait goûte, mais tous nous distinguons nettement les épais nuages qui s’amoncellent au-dessus de la cité, formant une chape de plomb. D’ici nous pouvons voir la neige qui a recouvert les trottoirs, nous entendons le vent siffler contre les fenêtres, les habitants murmurer qu’un tel temps au mois de juillet n’est pas normal. Lentement mon visage se tourne vers Ambroise : elle aussi a compris. Nous sommes arrivés à destination... Ryû – Ils sont là... Duke – Bienvenue à la maison, mes piaffounets !! |
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